Les Macaques cynomolgus

Macaque cynomolgus Macaca fascicularis

Famille : Cercopithecidae

Genre : Macaca

Zones géographiques :  Asie du Sud-Est – Bangladesh, Birmanie, Brunei, Cambodge, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar,Pakistan, Philippines, Singapour, Thaïlande, Timor, Viet Nam Introduction – Île Maurice,Palaos, Nouvelle-Guinée occidentale

Régime alimentaire : Omnivore et opportuniste

Niveau menace : Préoccupation mineure – Least concern (en savoir +)

Répartition géographique du macaque cynomolgus

Habitat et écologie

Singe robuste, le macaque cynomolgus – connu aussi sous le nom de macaque crabier – est reconnaissable par sa crête et sa queue aussi longue que son corps. Le mâle se distingue par des moustaches et la femelle par une barbe. Natif des régions du sud-est asiatique – il vit dans des zones humides très variées : forêts tropicales, mangroves, zones agricoles, etc.

Toutefois, sa grande capacité d’acclimatation – ajoutée à la destruction de son habitat et son introduction sur certains territoires – a entrainé une répartition géographique artificielle de son espèce. Il a ainsi pu s’adapter aux milieux anthropisés. Il est d’ailleurs défini comme une espèce commensale de l’humain – c’est-à-dire littéralement qu’elle partage sa table – et il multiplie les interactions – positives et négatives – avec ce dernier. Ainsi, aujourd’hui encore, le statut du macaque cynomolgus oscille entre le nuisible agricole, l’animal sacré ou encore le modèle de laboratoire.

Concernant l’expérimentation animale, le macaque cynomolgus est devenue l’espèce de primates non humains la plus sacrifiée aux protocoles scientifiques. A titre d’exemple, les dernières statistiques officielles du gouvernement français montrent que pour les recherches impliquant des primates, il est très majoritairement utilisé : à hauteur de presque 86 %.

Les macaques cynomolgus du Centre de Primatologie

Au Centre de Primatologie, on compte 20 macaques cynomolgus qui sont répartis dans plusieurs volières selon leurs ententes. Ils ont été importés de l’Île Maurice et ont servi de modèle d’étude pour le chikungunya, la dengue, la fièvre jaune et le paludisme.

Lorsque les recherches ont pris fin, ils présentaient de nombreuses atrophies musculaires liées à leurs conditions de captivité en cage d’isolement. Aujourd’hui ils ont tous retrouvé leur motricité et attendent d’être réhabilités dans un espace plus adapté.

Menaces

Chasse et piégeage d’animaux sauvages

Sources

Rapport du Ministère de l’enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation – Utilisation des animaux à des fins scientifiques dans les établissements français – Enquête statistique 2018 – [En ligne] : https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/utilisation_des_animaux_fins_scientifiques/55/7/STAT2018_Utilisation_animaux_fins_scientifiques_1287557.pdf

TRUCHARD Camille Annie, Suivi non invasif du cycle sexuel par cytologie vaginale chez deux espèces de primates : le macaque crabier (macaca fascicularis) et le lémur noir (eulemur macaco), thèse de doctorat vétérinaire, 2017